1914 - 1918 où le beurre, éternelle question 
Dans les nombreuses correspondances que j'ai pu lire ou que je possède, la question de l’amélioration de l'ordinaire au front est cruciale et occupe le soldat au delà de la peur liée aux combat et à la mort.

Sur cette carte postale de 1918 du dessinateur G. Carbonnier, c'est le soldat qui s'inquiète pour sa marraine de guerre et à qui il veut aussi envoyer un morceau de beurre. Que ce soit au front où ce genre d'achat est quasiment impossible ou bien évidemment à l'arrière le beurre reste une denrée rare et chère qui, de plus, ne supporte pas facilement les conditions d'un voyage par colis.



Les marraines de guerre :
Elles voient le jour en 1915 avec la création le 11 janvier de la première association.
Cette expression désigne les femmes où les jeunes filles qui entretiennent des correspondances avec les soldats au front afin de les soutenir moralement, psychologiquement voire affectivement dans certaines circonstances. Ainsi, le soldat qui a une marraine est un filleul.
Elles faisaient parvenir des lettres, des cartes mais aussi des colis à ces soldats souvent désœuvrés, sans famille.

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